Un salon dans son salon !

Cette année, crise du COVID19 oblige et mesures sanitaires, le Salon d’expression populaire et de critique sociale d’Arras, qui se tient le 1er mai, est annulé. Mais l’association Colères du Présent, responsable de sa programmation éclectique, maintient l’événement. En ligne ! Une première pour ce salon engagé qui se fait fort de réinventer l’accès à la culture.

La thématique du salon était « La ville, territoire d’utopies ». Vaste sujet qui devait donner lieu, comme tous les ans, à de multiples rencontres, débats, performances, concerts, lectures, projections. Devant la situation, l’utopie devient « Le monde d’après ». Et VOUS pouvez participer à construire ce monde d’après. 

Comment ? 

En suivant sur les réseaux le Salon, qui tout au long du mois d’avril, propose des conseils de lectures en lien avec les invités de cette édition, mais aussi des liens vers les groupes qui devaient jouer, des infos sur les associations, les mouvements militants etc.

En créant, aussi, puisqu’un appel à contribution sur le thème « imaginez le monde d’après » vient d’être lancé. Profitez du confinement pour imaginer votre monde d’après, et pas seulement quand boire des verres dehors sera redevenu normal. Tout, absolument tout, est possible (découvrez les conditions de participation).

Ce que vous verrez

Une centaine de créations inédites proposées par les invité.e.s du Salon, qui ont également répondu à l’appel du monde d’après. Des textes courts, des planches de BD, des articles et essais, des lectures musicales et vidéo, des expositions de photos, des jeux et ateliers… mais aussi des interviews, rencontres et débats. S’il quitte l’espace physique pour rejoindre l’espace virtuel, le salon n’en perd pas pour autant son esprit ni sa qualité. 

Donc, rendez-vous tout au long du mois d’avril sur le site de Colères du Présent.

Et rendez-vous ici le premier mai, pour arpenter le monde d’après.

Bien sûr, le joyeux brouhaha nous manquera, comme l’odeur des frites et l’appel de la bière. Mais n’oublions pas : nous sommes seulement contraints dans nos déplacements, dans nos habitudes. Nous ne le sommes pas dans notre liberté ni notre créativité, nous ne le sommes pas dans notre intégrité, en majorité tout au moins. Nous ne sommes pas « en guerre », ou alors, à nous la résistance par la culture. A nous, plus que jamais, d’inventer le monde de demain. Et de le faire exister.