Tomber de Charybde en… librairie Charybde!

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Moi Tara (pas François Hollande, merci), je me souviens de la bibliohtèque de la ville moche où j’ai habité quelques temps, entre 4 et 6 ans. Une ville de province grise et sans grand intérêt, à part cette bibliothèque où m’amenaient mes jeunes bobos de parents. Lire, lire, lire, inventer, raconter, déjà petite, c’était important.

Plus grande, dans une autre ville un peu moins moche, j’allais dans une librairie. Le cliché de la librairie, et surtout, tenue par un cliché de libraire old school. Vieux, bien sûr (en tout cas à mes yeux de gosse de 10-12 ans), avec des petites lunettes, des cheveux gras et un air supérieur d’initié au-dessus de la mêlée. J’ai acheté des dizaines de livres là bas, des précis d’égyptologie, des livres sur la calligraphie, de la SF, de la fantasy, de la littérature gothique, des classiques, mes parents me commandaient les « Bouquins », énormes pavés d’oeuvres complètes chez Robert Laffont qui garantissaient mon enrichissement culturel et leur tranquillité (jusqu’à ce que je décide d’être détective comme Sherlock Holmes et force les serrures du voisin pour mener une enquête, enfin bref).

Si j’ai grandi avec le goût des livres entretenu par des parents lecteurs, la librairie m’a transmis une évidence, un accès, un échange. Ce libraire savait ce que j’aimais, me conseillais, me parlait d’éditions récentes ou plus anciennes, plus adaptées à ce que je cherchais. Les meilleures traductions, les sorties, les éditeurs, les styles, tout. Il s’en souvenait, réfléchissait, me demandait mon avis, ma lecture… Et ce jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite, quand je devais avoir 19 ans et que je n’osais plus trop acheter certains livres chez lui, parce qu’ils étaient un peu douteux (que tous ceux qui pensent que 50 Shades est « érotique » lisent « Ames Perdues » de Poppy Z Brite)

Tout ça pour dire : la librairie, c’est un luxe nécessaire. Quand tout est dématérialisé, anonyme et neutre, froid et informatisé, le lien humain se perd. S’étiole, se désagrège. Non, commander un livre en ligne ne remplacera jamais un conseil, quelques mots. L’odeur d’une librairie, le choix des titres mis en avant, les paroles échangées avec un être humain qui choisit de passer du sens, passer de la culture.

Nous sommes donc particulièrement heureux de compter des libraires dans nos partenaires, dont fraîchement la librairie Charybde, dans le 12e. Un lieu de vie, d’échange, où il est possible de rencontrer des écrivains, des éditeurs. Où les libraires connaissent leur travail et le font bien, et avec plaisir (comme en témoignent les… centaines ? de chroniques de leur blog, véritable mine d’or pour ruiner votre Pile à Lire).

Lire, c’est bien. Acheter ses livres, papiers ou numériques, dans une librairie, c’est super bien.

Nos dealers de culture, pardon, libraires partenaires :

 Places des LibrairesLibrairie Parallèles Librairie Charybde 

2 Comments

  • Ash dit :

    Ah, c’est étrange d’illustrer Charybde avec une photo de la défunte librairie du Virgin des Champs-Élysées (où officiaient, cela dit, d’excellents libraires…)

    • BooKalicious dit :

      mmmm « excellents », ça doit dépendre des rayons… mais il peut y avoir de bons libraires dans les grosses structures aussi, même s’ils ne remplaceront jamais les « vrais » libraires (ceci est un avis personnel fondé sur l’expérience)

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