Rencontre avec : Les éditions Gallmeister

logo-gallmeister

En 2016, la maison Gallmeister fêtait ses 10 ans. 10 ans au service de la littérature américaine et de la découverte de voix uniques, 10 ans au service d’une culture sans frontières. Oliver Gallmeister, nom et cerveau des éditions éponymes, répond à quelques questions sur son métier, ancré autour d’une passion nourrie de nature. De liberté. 

 

Je suis Editeur parce que… certains livres américains doivent être traduits et certains auteurs doivent être défendus.

 

Je choisis les auteurs parce que leurs livres me plaisent

Comment êtes-vous devenu éditeur ? 

J’étais un lecteur passionné de littérature américaine. Au fil de mes lectures, j’ai découvert que de nombreux livres que j’aimais n’étaient pas traduits. Même si de nombreuses maisons d’édition publiaient de la littérature américaine, la représentation de cette littérature en France me semblait incomplète : plusieurs courants littéraires n’étaient pas ou trop peu représentés, la majeure partie des traductions concernaient la littérature des Côtes Est et Ouest des Etats-Unis… Il y avait de la place pour quelqu’un que se spécialiserait dans ce domaine.

Notre travail est de faire découvrir l’Amérique

Comment avez-vous défini la ligne éditoriale de votre maison ? Pourquoi ce goût prononcé pour le nature writing ? 

Le Nature writing combine deux de mes passions : la nature et la littérature. Tout naturellement, c’est vers ce genre que je me suis tourné quand j’ai dû choisir nos premières publications. Néanmoins, il n’a jamais été question de faire de Gallmeister une maison qui se consacrerait exclusivement au Nature writing. Notre travail est de faire découvrir l’Amérique à travers sa littérature ce qui implique de s’intéresser à bien d’autres genres.

Comment choisissez-vous les auteurs que vous allez publier ? 

Je choisis les auteurs parce que leurs livres me plaisent. Il n’y a pas d’autre critère. Comment je trouve leur livre est une autre question : les agents littéraires sont de bon conseils mais aussi nos auteurs qui ne cessent de nous recommander des lectures, la presse, les blogs et libraires américains également. Il faut savoir fureter.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans ce métier ? 

La découverte. Le moment le plus extraordinaire est celui de la lecture et de la prise de risque : ce moment où vous vous dites : « C’est parti, ce livre, je vais le publier. »

Je change de livre préféré très fréquemment

Quelles sont vos maisons préférées à part la vôtre ? 

J’ai énormément d’admiration pour le travail de François Guérif aux éditions Rivages, pour ses choix littéraires mais aussi sa philosophie de l’édition. Je dois aussi tirer mon chapeau à des hommes comme Robert Laffont dont le parcours a été admirable. Quant aux maisons que je préfère, je pourrais citer Anne-Marie Métailié, comme Les Arènes ou Gallimard qui chacune à leur manière sont remarquables.

Quels sont les titres que vous préférez chez vous ? 

En général, ce sont les livres que je vais publier dans deux ans puisque ce sont ceux sur lesquels je travaille au quotidien. Je change de livre préféré très fréquemment. Si je dois parler de livres qui sont déjà parus, alors je citerai l’une de mes plus récentes découvertes, Le Verger de marbre, un premier roman d’Alex Taylor. Quand je publie ce genre de texte, je suis fier d’être éditeur.

2 Comments

  • NickCarraway dit :

    Je ne peux que me réjouir de cette rencontre ! Je viens de terminer la réédition d’ « Indian Creek » de Pete Fromm et il va être difficile de le détrôner de son statut de Lecture préférée de l’année 2017 pour moi.
    Cet auteur m’émeut profondément, donc merci encore de l’éditer en français.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *